Espace de vie intérieur

Espace, forme et Architecture.

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L'architecture traditionnelle, un habitat adapté.

Sans forcément évoquer le Feng Shui, il existe une sagesse universelle à l’origine de conception d’habitat, dans un sens de préservation de la vie. Un chalet traditionnel en Haute Savoie, un mas provençal, l’habitat rural au Maroc ou au Cambodge, l’architecture paysanne ici et ailleurs sont de beaux exemples d’une architecture adaptée : au climat, aux spécificités du site, aux usages de leur occupants. Ces formes architecturales naissent à la fois d’une compréhension du territoire, d’une certaine idée de « l’habiter » et d’une tentative de tirer le meilleur parti du lieu. Sans cette écoute du site et des contraintes qu’il formule, il n’y aurait… que des lotissements aux maisons identiques, des tours, des barres et autres constructions autistes, qui justement s’érigent en niant l’environnement. Bon nombre des constructions traditionnelles ont trouvées en climat froid le bon emplacement, leur permettant de se protéger des vents dominants et de bénéficier du meilleur ensoleillement. Par des procédés simples, elles atteignent des performances énergétiques que les maisons modernes n’égalent pas. En pays chaud, on a su assurer un confort thermique en activant des systèmes de ventilation naturelle par la simple disposition des ouvertures. Les matériaux ont été choisis pour leurs qualités remarquables d’isolation et leur disponibilité immédiate.

Il y a, dans ce type d’habitat, une attention particulière aux éléments, un respect pour les matériaux et les ressources naturelles, un souci d’intégration dans le site. Il y a un amour du lieu. Et comme c’est avec l’amour que l’on crée les plus belles choses, il se dégage une grâce, une harmonie de ces bâtisses ; aussi bien dans leurs épousailles avec le site, que dans la composition de leurs volumes et de leurs façades. Il y a, ici et là, un nombre d’or, une magie qui opère.

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Le nombre d'or

Tout comme le Tao a donné naissance aux concepts liés à l’harmonie en observant la nature, le nombre d’or, avant d’être un rapport arithmétique, est une figure géométrique présente dans la nature. On le retrouve chez de nombreuses espèces de fleurs à cinq ou dix pétales, sur les écailles de pomme de pin ou d'ananas, chez la plupart des coquillages, mais aussi dans les proportions du corps humains et dans la structure de l'A.D.N.

Le nombre d'or est à l'origine de la philosophie pythagoricienne qui voyait dans les nombres un principe originel, tout comme le Tao est un principe primordial dans le Taoïsme.

Le nombre d’or est devenu un symbole d'harmonie universelle et influence la vision occidentale de la beauté. Il inspire depuis l’antiquité, constructeurs, artistes, philosophes et mathématiciens. L’architecte Romain Vitruve, Léonard de Vinci, Le Corbusier, qui utilisaient cette règle de rapport, ont donné aux œuvres que nous leur connaissons, la « divine proportion ».

Le Corbusier développe son modulor (Silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation – déf wikipédia) à partir du nombre d’or proportionné à l’échelle humaine. A la règle esthétique, Le Corbusier ajoute la notion de confort et d’ergonomie. L’homme "cet animal qui doit pouvoir s'ébrouer tout à son aise dans l'espace de sa maison" est placé au centre de la conception architecturale. Ordre, beauté, harmonie sont indissociables de l’humain, de ses postures, de ses mouvements, de son sentiment de bien-être.

« Là où naît l'ordre, naît le bien-être. » Le Corbusier.